Femmes maraîchères : Un symptôme du gâchis de l’agriculture en RDC

La République Démocratique du Congo est l’un des plus grands pays forestiers au monde. Ses vastes étendus boisées et les millions d’hectares de terres fertiles qu’elles nourrissent offrent d’énormes potentialités pour le progrès économique et social, via l’agriculture. Pour la commémoration de la journée internationale de la femme 2018, le thème retenu  a trait à la femme rurale. Sa présence et son rôle sont prépondérants dans la filière agricole.

De la production à la commercialisation à petite échelle, les femmes maraîchères sont très actives. Elles contribuent par leur travail à la sécurité alimentaire de leurs foyers, à l’éducation de leurs enfants comme à la mise sur le marché rural et urbain des denrées alimentaires.

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Cependant, les conditions de travail de ces « dames de fer », qui passent la plus grande partie de leur vie dans les champs ou sur les marchés, demeurent très inquiétantes. Elles sont exposées à des risques d’extorsion, d’enlèvement, et de violences physiques qui sont très souvent des viols.

En outre, et malgré leur dur labeur, ces femmes parviennent rarement à tirer des profits suffisants de leurs productions en raison des diverses contraintes qui pèsent sur la filière :

  • Un accès difficile aux équipements adéquats pouvant faciliter le travail de production.
  • Une conservation difficile et une détérioration rapide des produits agricoles dues au manque d’entrepôts dans le milieu rural.
  • La mauvaise qualité des routes et/ou le manque des routes de dessertes agricoles qui obstruent ou ralentissent considérablement le transport des biens produits.
  • La carence d’infrastructures modernes capables de transformer les biens produits et de valoriser la filière agricole.
  • Des réseaux de commercialisation de faible envergure qui sont axés sur la consommation locale sans possibilité d’exportation.

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Par conséquent, le secteur agricole ne contribue pas à l’amélioration des conditions sociales et économiques de la femme rurale comme de la population en général.  Cela rend indispensable une politique de modernisation de la filière agricole qui passe elle-même par une réforme de la politique nationale du Ministère de l’Agriculture. Celle-ci doit être conduite en synergie avec tous les acteurs du secteur et dans une logique « d’inter-ministérialité », incluant les ministères du Genre, de l’Economie, du Développement rural et du Plan.

Me Justus TSHIKONA

Enarque et Administrateur Civil Congolais

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